Samedi 30 janvier 2016

Les chirurgiens humanitaires

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La Garaye

Ils portaient le titre de « Comte et Comtesse de La Garaye » , et exercèrent la médecine sans diplômes durant la première moitié du XVIIIe. Lui, Claude, ancien Mousquetaire du Roi, pratiquait toutes les opérations de chirurgie de l’époque, y compris le cancer .

Personnes

Elle, appelée avant son mariage Marguerite de Lamotte Picquet, première femme ophtalmo de France, pratiquait les opérations des yeux, spécialement la cataracte. Ils donnaient tous leurs revenus pour faire vivre et soigner les pauvres, avaient transformé leur château en hôpital, fondaient des écoles, procuraient des métiers et créaient des emplois. Madame de Genlis, dans ses “ Lettres sur l’Education, en 1782, en fera le modèle de l’humanité.

Situation

Dès 1756, l’évêque de Saint-Malo avait présenté , dans une lettre pastorale, le Comte de La Garaye comme un saint dans le monde ; de l’épouse, encore en vie, il ne parlait qu’indirectement. Leur premier historien, l’abbé Carron, mettra la femme sur le même rang que le mari et leur donnera le beau nom d’« époux charitables ». Aujourd’hui on reconnaît dans ce couple uni dans le don et dans l’action des pionniers de l’humanitaire. Il s’y connaissait d’ailleurs en humanitaire, cet abbé Carron le disciple des La Garaye qui, à Rennes, à la veille de la Révolution, avait créé une entreprise coopérative de filature de plus de mille personnes.